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Titre, Résumé

Adelouahed, Houria          Vidéo de la présentation

 

 

Maître de conférences à l’Université Denis Diderot

Membre du CIRET

Membre associé au CNRS (Centre des Religions du Livre)

Psychanalyste

Traductrice

 

 

La transmission d'une servitude

 

Des femmes captives ou en cages ou vendues ou lapidées, voire décapitées …

Depuis l'échec du Printemps arabe et l'instauration du dit califat, chaque jour qui passe apporte son lot d'images sidérantes et de fatwâs à l'encontre des femmes et leur dignité.

En fait, cette actualité renoue avec les premiers moments de la Fondation islamique et incite à reprendre ces questions : Pour quelle raison l'opération qui consiste à colmater le vide (c'est ainsi que Pierre Legendre définit la fonction de la religion) ne peut se faire que sur la base de l'assujettissement de la femme ? Pourquoi le socle du monothéisme islamique exige-t-il cette opération sacrificielle (un sacrifice sans rachat) ? Quels en sont les soubassements pulsionnels ?

 

Aoun, Sami                          Vidéo de la présentation

 

 

Professeur titulaire, École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, Directeur de l’Observatoire du Moyen Orient et l’Afrique du Nord (OMAN) à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’UQÀM.

Professeur au Centre d'études du religieux contemporain (CERC) de l’Université Sherbrooke

Co-fondateur de l’Observatoire de la Radicalisation et de la Violence extrême (OSR)

Membre du groupe SODRUS (Société droit et religion) de l’Université Sherbrooke.

Gouverneur au Collège Militaire Royal Saint jean sur Richelieu

Membre de l’Observatoire des Maires sur le  Vivre Ensemble de la ville de Montréal

Ancien membre du Comité consultatif sur la Sécurité au Conseil privé du Canada

 

La crise des idéologies et utopies religieuses dans l’espace moyen oriental : le défi de la sécularisation et la modernité

 

 

Bianchi, Michele              Vidéo de la présentation

  

Il religioso si sospende e si mette alla prova del politico: logica della soggettivazione (fondamentalista) versus cultura etico-estetica

 

Sbaglierebbe chi pensasse che il fulgore religioso del Dio dei fondamentalismi sia generato innanzitutto e perlopiù dalla tecno-scienza. Non bisogna fare l’errore di guardare ai fondamentalismi di matrice religiosa come a forme reattive e risarcitive nei confronti di quel processo di globalizzazione immunizzante con cui pure la religione ha da tempo stretto un’alleanza condividendone, a prima vista, le procedure mediatiche e spettacolari. E nemmeno leggere il fondamentalismo con le lenti post-coloniali di chi comunque dovrà difendersi dagli assalti di fisiologici contraccolpi ad una qualche intrusione esercitata prima. Bisogna cioè pensare al fondamentalismo come fondamentalismo che grida, alla barbarie come barbarie che si mostra, al blasfemo, al sacrilego, al profanatorio come forza cieca, acefala, pulsionale in senso rigorosamente freudiano (dove ciò che, all’orizzonte, più conta nell’economia libidica sono i fenomeni di sparizione e di perdono – di trasformazione -, più di quelli di reazione e oblio – d’inibizione): Abbiamo vendicato il profeta Maometto! È lo stesso sacro che, dal suo interno, invece di funzionare negativamente come un sistema di difesa a scatto, come un recinto di protezione autoimmunitario fine a se stesso atto a riconoscere l’estraneo al solo scopo di neutralizzarlo, e così sacrificarlo in nome del bene comune, si scopre “materno”: non solo esso, infatti, appena lo si lasci decantare dopo una possibile prima violenta efflorescenza spesso pilotata dalla rigidità secolarizzante dell’ideologia non aggredisce più il diverso, che viene impiantato nel corpo, ma anzi lo accoglie, e proprio in forza del riconoscimento della sua diversità e della sua provenienza esterna. Il corpo, alla lunga si scopre come un ente che più che essere preso nella preoccupazione di conservarsi si rinnova e dunque si protende comunitariamente fuori di sé. Sicché conservarsi per l’individuo – si prenda l’esempio della gravidanza femminile - non è neutralizzare l’altro in una identificazione chiusa a sé ma potenziarlo, amplificarne la realtà senza perdercisi, verso la dimensione festiva dello scambio reciproco segnata da una donazione bilaterale. Ecco che il luogo specifico nel quale va situata ed indagata la religione sarà la stratificazione interna dei suoi significati, anche contraddittori, dove una dimensione davvero chiusa dell’identità si rende impossibile.

Jbeili, Karim Richard          Vidéo de la présentation

 

 

J’ai obtenu ma Maîtrise en Psychologie à l’Université de Lyon en France ainsi qu’un Diplôme de Psychologue Praticien à l’Institut de Psychologie, Sociologie et Pédagogie (IPSP) en 1974.

J’ai aussi fait une longue psychanalyse didactique à Montréal qui m’a permis d’affiner mes capacités d’écoute et de comprendre mes propres problèmes.

J’ai œuvré comme Psychologue en infantile à l’Hôpital Rivière des Prairies ainsi qu’à l’Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme depuis 1976 jusqu’en 2007.

À partir de 1992 j’ai progressivement diminué mon temps à l’hôpital pour me consacrer à mon cabinet privé.

J’ai assuré depuis 1990 des séminaires de formation à la théorie et à la pratique psychanalytiques dans le cadre du Cercle Lacanien d’Études Freudiennes (CLEF) dont je suis un des fondateurs puis à travers le site Calame.ca.

 

J’ai publié « Le psychisme des orientaux » aux Éditions Liber en 2006, et mon second livre « Anthropo logique de l’Occident » est à paraître prochainement.

Dieu, à quoi ça sert ?

Rabkin, Yokov                      Vidéo de la présentation

 

 

Professeur titulaire au Département  d’Histoire de l’Université de Montréal

La terre d’Israël entre ciel et terre

 

Il existe un écart entre le symbole spirituel et la praxis historique dans le rapport que les juifs ont maintenu traditionnellement avec la Terre d'Israël. Il s'agit d'un écart transculturel qui s'explique par une incompatibilité conceptuelle difficile à résoudre. Or ceux qui ne partagent pas (ou plus) la culture juive traditionnelle ne peuvent voir dans cette abdication du pouvoir qu'une construction théorique visant à légitimer cette passivité par un scepticisme exagéré devant toute intervention humaine dans l'ordre divin du monde. Pour les juifs pieux qui prennent au sérieux les sources normatives du judaïsme, cette abdication du pouvoir politique fait autant partie du judaïsme que l'interdiction d’allumer le feu le jour de sabbat. Les juifs qui mettent les valeurs de la modernité au moins au même niveau que les valeurs judaïques valorisent le retour des juifs à la praxis historique et sont fiers de la normalisation du peuple juif que le sionisme libère de sa « passivité d'antan ».

 

Le sionisme encourage l'amour de la Terre en le dotant de  dimensions politique et idéologique en rupture avec l'attitude judaïque qui y voit surtout un lieu privilégié pour la réalisation de la Torah. Les randonnées pédestres dans la nature qui visent une connaissance intime du terrain font depuis le début du siècle partie de l'éducation sioniste. On a remarqué que cette connaissance intime a presque des connotations sexuelles : le terme utilisé en hébreu yediath ha-arets renvoie à des versets bibliques où l'homme connaît charnellement la femme. Cet amour de la Terre fait l'objet de plusieurs analyses psychologiques, dont notamment une psycho-histoire du sionisme. Le rapport normatif à la Terre qu'imposent les mitsvoth sur les juifs qui y habitent laisse place à un rapport pseudo-sexuel qui décrit la Terre comme une vierge qui n'attend que l'arrivée des sionistes désireux d'elle et déterminés à la rendre fructueuse en la sortant de sa stupeur séculière.

Roy, Christian                      Vidéo de la présentation

 

 

Historien et critique d’art à Montréal.

 

L’idéologisation de la tradition dans les marges de l’Occident mondialisé : Une relecture de Qu’est-ce qu’une révolution religieuse? de Daryush Shayegan

 

Dans son livre paru en 1991, le philosophe iranien émigré se penche sur ce phénomène contemporain dont sa patrie fournit le premier exemple complet : un mouvement politique révolutionnaire aux motivations explicitement religieuses. Son analyse de l’intégrisme avant tout islamique montre celui-ci comme la dupe de ce qu’il combat sur un terrain qu’il méconnaît: celui des « trois chocs cosmologique, biologique et psychologique » qui minèrent les bases des représentations traditionnelles de l’être humain selon Freud, pour leur substituer celles de la société occidentale séculière mondialisée. Faute d’avoir compris cette rupture épistémologique, l’intégriste fait entrer la religion dans son cadre opératoire comme « parti de Dieu » structuré par et pour l’efficacité spectaculaire de la lutte contre l’ennemi « infidèle » comme justification béatifiante d’une organisation totalitaire ravalant la tradition à une idéologie militante : tout autre chose que la Tradition informant chaque aspect de la vie d’une manière intériorisée dans les cultures prémodernes dont on prétend se réclamer. L’intégriste est ainsi le vecteur d’une « occidentalisation inconsciente » qui lui bloque même l’accès à ces dernières, pour ne lui laisser que le nihilisme déchaîné contre toute altérité, sans les garde-fous dont l’Occident a su l’encadrer dans sa propre évolution historique très particulière et désormais universalisée, quitte à refouler dans ses marges certaines sociétés exposées à la psychose faute de se prêter à ce bricolage, dont les limites se révèlent comme l’occasion de sonder les enjeux de fond d’un choc de civilisations.

Saint-Arnaud, Guy-Robert                 Vidéo de la présentation

 

 

Professeur agrégé à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal.

 

Décapiter le croire: imposer la mort nuement?

 

              Les phénomènes entourant les nouvelles recherches du croire (CÉINR : Centre d'Écoute et d'Interprétation des Nouvelles Recherches du croire) prennent des formes diverses dans leur manifestation.  Thérapies alternatives, guérisons, entendre des voix, être investi d'une mission, recherche amoureuse ou poursuivre une quête poussée à la limite de ses convictions n'en constituent que des expressions parmi d'autres.  Et pourtant, chacun de ses parcours s'inscrit dans une singularité propre.  Leur lecture n'est peut-être pas si évidente qu'il semble au premier abord.

              Suite aux attentats, nombre des énoncés qui circulent dans l'espace commun concernant l'intégrisme reproduisent les effets de discours qui circulaient à propos des sectes: dangerosité, manipulation mentale, personnes fragilisées, déprogrammation, etc.  Les outils de lecture mis en œuvre considèrent peu la recherche du croire en tant que telle et recourent assez rapidement à des prédicats qui en jugent la valeur, voire même la pertinence: les croyances ne relèvent-elles que de l'infantile?

              En relisant le parcours de Freud sur la question du Glauben (croire), on se rend compte des multiples perspectives (versants de la psychose, de la névrose et de la perversion) qu'il déploie et surtout de la prudence dont il fait preuve.

Zippari, Salvatore          Vidéo de la présentation

 

Psychologue à Rome

Sulla possibile “perversione” dei jihadisti dell’Isis

 

Nel comunicato con cui i jihadisti hanno rivendicato il massacro di Parigi di venerdì 13  novembre 2015 si legge, tra le altre cose, che nel luogo in cui si svolgeva un concerto rock si stava tenendo una <<festa della perversione>> alla quale stavano partecipando <<centinaia di idolatri>>. Una visione così moralisticamente spietata di un Occidente percepito come impuro e peccaminoso sembra riesca a coesistere (nella mente scissa degli adepti dell’Isis e secondo quanto denunciato anche dallo scrittore musulmano Tahar Ben Jelloun) con un finanziamento delle attività terroristiche dovuto <<ai traffici di droga, al prossenetismo, allo schiavismo sessuale e alla vendita delle bambine, al taglio delle teste, al furto e allo stupro>>. Al punto che il minimo che si possa dire è che il rapporto dei jihadisti con la perversione sia ambivalente perlomeno quanto quello che gli stessi intrattengono con la modernità: condannata e rifiutata intransigentemente sul piano ideologico e religioso ma al tempo stesso sfruttata abilmente e con raccapricciante competenza quando si tratta di servirsi di armi ultra-sofisticate e di iper-tecnologie informatiche. Si riesce a dar conto di questa apparente contraddizione allorché si consideri, con Massimo Recalcati, che <<il paradiso a cui anelano [i jihadisti] coincide paradossalmente con quella rappresentazione della vita dei giovani occidentali che odiano ma dalla quale, in realtà, si sentono esclusi>>; il loro Dio, infatti, <<li ricompenserà con una vita ultraterrena fatta di godimenti senza limiti: abbeverarsi di sostanze estasianti, possedere innumerevoli vergini, bearsi in un mondo dove tutto è permesso li solleverà da una vita terrena fatta di stenti e disperazione>>.